Une soudaine envie d'écrire et de partager, une soudaine mélancolie s'empare de moi-même et j'attrape Word pour parler, encore une fois dans le vide, espérant que l'on me lise un jour, que l'on me comprenne et que l'on m'aime. Je me sens incomprise, mal aimé, seule et conne. Stupide, égoïste, égocentrique, narcissique, vaniteuse. Je parle, je parle mais n'écoute pas, ou presque. Je ne retiens que ce que je veux retenir et garder, je souris faussement et ris à m'en arracher les cordes vocales, je n'ai aucunes connaissances de la vie elle-même, j'avance et me retourne parfois mais ne peux reculer. C'est la vie, on réussit, ou pas, on pense on observe et on déduit. On parle de l'avenir, du futur sans savoir vraiment si finalement on fera partis de ces moments là, on fait des projets, oubliés à la minute. On a mal, on souffre on se pleins et on pense. On se sent tellement misérables qu'on cherche pire que nous pour finir pars culpabiliser. On se pleins du monde que l'on construit et que l'on façonne. On aimerait être quelqu'un d'autre, moi j'aimerais être une feuille, danser au grès du vent, être arraché ou tomber, ne durer que deux saisons, profiter du soleil et pleurer sous la pluie, sentir le vent nous caresser et être brûler par l'Homme. Il nous suffit de regarder autour de nous pour envier tous cela, nous sommes superficiels. Regarder, faire abstraction du quotidien et observer, une minute, une seconde, une heure, les gens évoluer, apprendre, vivre. Regarder ses amis, rire, sourire pour nous, juste une fois, nous suffit pour être heureux. Car vivre seul, c'est mourir seul, c'est être triste, c'est n'être rien.
Je n'aime pas les photographie, je m'ennuie, nuance.
Mon oeil est gros, mon oeil est moche.